la beauté
Le chou-fleur se prête à beaucoup de préparations: soupes, gratins, curry. Je ne l’avais encore jamais testé entier. C’est fait, bien m’en a pris !
En fait, je mens. Comme très souvent, je tente de faire un truc en mode « yolo », et presque immanquablement, ça foire. Parce que malgré tout ce qu’on peut bien en dire, la cuisine n’est pas qu’observation et instinct. Pour le galop d’essai, j’avais donc coupé les premières feuilles du chou, et foutu au four (hommage au#couperfoutre). C’était l’erreur de la débutante. Il fallait blanchir d’abord, ce qui permet d’obtenir la texture parfaite, à la fois fondante à cœur, et délicieusement croquante sur l’extérieur.
Il faut:
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un chou-fleur entier
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du beurre (salé ou non, j’ai pas de religion à ce sujet)
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de l’huile
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du sel (non, si le beurre est déjà salé), de la muscade
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facultatif: les épices que vous souhaitez. Curry, ras-el-hanout, cumin, curcuma, …
On commence par préchauffer le four à 180°, en mode chaleur tournante.

On coupe le pied du chou pour qu’il soit stable, et on ôte les grosses feuilles moches. On en garde une partie. Dans une grosse casserole d’eau bouillante salée, on plonge le chou tête en bas, jusqu’à reprise de l’ébullition. On écoute ce morceau:
A la fin de la chanson (six minutes, pile le temps qu’il fallait au chou), on le sort et on l’égoutte toujours tête en bas. On peut remettre Nick Drake, ou écouter ça
Là, on aborde la partie la plus technique (lol). Mettre le chou sur une plaque qui va au four, sur du papier sulfurisé, et arroser généreusement d’un mélange de beurre fondu et d’huile. Épicer. C’est parti pour une heure trente à deux heures de cuisson, pépère. De temps en temps, on arrose avec le beurre de cuisson, et on admire. Pour savoir si c’est bon, on vérifie avec la lame d’un couteau si le chou est tendre et vrai (vous l’avez?). On peut accompagner d’une sauce à base de sésame, mais je n’en ai pas vu l’utilité: less is more.
Et avec ça, qu’est ce qu’on boit?

De l’or liquide. Du ch’nin, parce que nul·le n’est censé·e ignorer la Loire. Parce que sur la langue, ca frétille, caresse et cajole. Parce qu’il y a du fruit, pas tapageur mais affirmé. Parce que c’est le genre de bouteilles qui vous fiche des papillons dans le ventre, et que sa tendresse pas mièvre s’acoquine à mort avec la puissance moelleuse du chou.
Tof recette qui donne enviiiie!
Moi qui le fais volontiers au gratin, genre pas plus tard qu’hier soir (précuit vapeur, entier, puis noyé de sauce béchamel pleine de fromage), le prochain je le rôtis comme celui-ci. C’est lui le repas ou tu en fais l’accompagnement d’autre chose ?
Merci en tout cas !
avec autre chose, en repas complet ca manque de féculents 🙂